Entre 410 000 et 800 000 personnes ont manifesté samedi 24 octobre en France, selon les chiffres du gouvernement et de la CGT. Si les cortèges se sont globalement déroulés dans le calme, des débordements ont été signalés dans plusieurs villes, notamment à Paris où 142 personnes ont été interpellées. Au lendemain de ce second samedi de mobilisation, un bilan se dresse.
Entre 410 000 et 800 000 personnes ont manifesté samedi 24 octobre en France, selon les chiffres du gouvernement et de la CGT. Si les cortèges se sont globalement déroulés dans le calme, des débordements ont été signalés dans plusieurs villes, notamment à Paris où 142 personnes ont été interpellées. Au lendemain de ce second samedi de mobilisation, un bilan se dresse.
Des centaines de milliers de personnes ont manifesté samedi 24 octobre en France pour le pouvoir d’achat et la défense des services publics. Si les défilés se sont globalement déroulés dans le calme, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, des violences et des dégradations ont été signalées dans plusieurs villes. À Paris, 142 personnes ont été interpellées, dont 126 placées en garde à vue.
Combien étaient-ils dans les rues samedi ? Selon la CGT, 800 000 personnes ont participé aux manifestations organisées dans le pays, soit autant que la semaine précédente. Le gouvernement a, de son côté, dénombré 410 000 manifestants, contre 550 000 lors de la mobilisation précédente. À Paris, les autorités ont comptabilisé près de 110 000 participants, contre 250 000 selon le syndicat.
Des débordements en fin de cortège à ParisPour encadrer les rassemblements, les autorités avaient mobilisé 70 000 policiers et gendarmes sur l’ensemble du territoire, soit près de 20 % de plus que la semaine précédente. Un dispositif renforcé après les violences qui avaient marqué la mobilisation du 17 octobre, notamment dans la capitale.
« Les cortèges se sont bien passés », a estimé samedi soir Laurent Nuñez, tout en faisant état de près d’un millier d’interpellations dans le pays, selon un bilan provisoire. Le ministre a toutefois dénoncé des exactions « très nombreuses » et un niveau de violence « extrêmement élevé » auquel les forces de l’ordre ont de nouveau été confrontées.
Dans la capitale, la manifestation s’est déroulée dans le calme avant que des groupes violents ne se détachent du cortège. Selon la préfecture de police, plus de 500 casseurs ont tenté de s’en prendre aux forces de l’ordre et aux biens situés aux abords du défilé. Les policiers ont répliqué par des grenades lacrymogènes et ont utilisé un camion à eau après des jets de projectiles. Un hélicoptère de la gendarmerie a également été mobilisé pour repérer d’éventuels groupes résiduels.
Au total, 142 personnes ont été interpellées à Paris, dont 126 placées en garde à vue, a annoncé dimanche Hélène Denéchère, porte-parole de la préfecture de police, sur France Inter. Elle a fait état d’un commerce fracturé et pillé et d’un autre endommagé. L’intervention des forces de l’ordre a néanmoins permis d’empêcher des individus de pénétrer dans une concession automobile.
Les autorités avaient tiré les leçons des débordements du 17 octobre, au cours desquels 450 commerces avaient été dégradés à Paris, dont 228 pillés, selon les chiffres de la mairie. « L’afflux de personnes qui souhaitaient en découdre, leur nombre et leur violence, a été mal estimé le 17 octobre », a reconnu Hélène Denéchère.
Des incidents dans plusieurs villesAilleurs en France, des heurts ont également éclaté, notamment à Lyon, Nantes, Marseille, Bordeaux, Toulouse et Tours. À Marseille, trois commerces ont été pillés ou dégradés dans la soirée. Cinquante et une personnes ont été interpellées, dont vingt placées en garde à vue, selon la préfecture.
Deux personnes ont été grièvement blessées à Clermont-Ferrand et à Toulouse, selon Laurent Nuñez. Dans la ville rose, un homme de 20 ans a été sérieusement blessé à une main et un policier a été pris en charge par les secours. Un jeune homme a également été blessé à un œil à Poitiers.
La mobilisation, qui rassemble syndicats, lycéens, étudiants et Gilets jaunes, intervient à six mois de l’élection présidentielle. Présent en tête du cortège parisien, Jean-Luc Mélenchon qui a mis en garde Emmanuel Macron, estimant que le mouvement pourrait se répéter chaque semaine et déboucher sur une grève générale en l’absence de concessions. L’entourage du président a annoncé des « décisions concrètes » pour lundi, après une rencontre vendredi avec des représentants des lycéens.