Tahar Rahim apporte un soutien remarqué aux lycéens qui manifestent partout en France depuis la fin du mois de septembre. L'acteur confie que leur mobilisation « suscite de l'espoir » et défend leur combat avec une sincérité désarmante.
La grogne de la jeunesse fait trembler les murs des lycées français depuis plusieurs semaines. Dans ce tumulte social d'une rare intensité, les figures du grand écran sortent de leur réserve pour prendre position.
Tahar Rahim rejoint ce chœur de voix engagées et offre un témoignage qui résonne comme une confidence à cœur ouvert. Son soutien vibrant éclaire pourtant un autre terrain, celui d'un père de famille attentif à son clan.
Un acteur rattrapé par la fièvre socialeVincent Lindon croise la révolte des lycéens en pleine tournée des Misérables et pose un regard d'une rare acuité sur France Inter. L'acteur engagé glisse d'abord une confidence intime au micro du Grand Entretien, le jeudi 8 octobre 2026 : « J'ai des enfants qui ont été au collège, au lycée et ainsi de suite ».
Il perçoit dans cette tempête « l'une des premières fois où la jeune génération revendique, d'une manière légitime, des demandes et des droits ». Sa formule empruntée à Jean Valjean frappe d'ailleurs comme un éclair dans un ciel déjà lourd : « À trop vouloir l'ordre, on finit par créer le chaos. » Un constat qui ouvre la voie à un autre cri du cœur, celui de Tahar Rahim.
Tahar Rahim puise dans sa mémoire étudianteTahar Rahim prend fait et cause pour les manifestants face à Yann Barthès dans Quotidien, sur TMC, le mercredi 7 octobre, comme le rapporte Gala. L'acteur discret comprend intimement cette révolte pour l'avoir traversée. « Quand j'étais étudiant à Montpellier, j'ai connu la précarité étudiante à une période où c'était très compliqué. », lâche-t-il. Il constate avec amertume que « la misère étudiante ne cesse d'augmenter » et raconte également une scène qui l'a profondément marqué.
Ce spectacle nourrit pourtant chez lui une conviction lumineuse. « Quand je les vois, ça suscite de l'espoir », confie-t-il avec émotion. Le comédien salue alors une génération qui se bat « pour eux, pour leurs droits civiques, […] mais aussi pour mes enfants, pour le corps éducatif, pour tout le monde… pour l'avenir ». Un engagement total qui trouve son origine dans un équilibre familial précieux.
Un père de famille jaloux de sa bulleL'interprète de Prisoner ne fait jamais les choses à moitié et révèle ce qu'il s'accorde en quittant sa femme et leurs enfants. Une fois les caméras éteintes, le comédien retrouve son équilibre avec une discipline salutaire. « Une fois que ça se termine, je quitte mes personnages assez rapidement parce que pour ma santé mentale, ce n'est pas très conseillé », confit Tahar Rahim. « Et puis je ne veux pas imposer ça aux autres. », ajoute-t-il.
Dans Vanity Fair, il livre avec émotion : « Ce qui me rend fier, c'est la famille que j'ai fondée. C'est ma famille nucléaire qui me rend le plus fier ! Évidemment et de loin, ma femme et mes enfants. » Les sacrifices existent, mais ils servent toujours l'intérêt de cette famille. Leïla Bekhti organise d'ailleurs ses tournages pour préserver un quotidien aussi normal que possible. Une solidarité qui explique sans doute la profondeur de son engagement.
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