Dédiabolisation, normalisation, politique de séduction de la communauté juive… Le parti d’extrême droite a surtout tenté depuis longtemps – et en vain – de dissimuler son antisémitisme.
Jean-Marie Le Pen, président du Front national, lors d’un meeting en janvier 1973, trois mois après la création du parti. JOSEE LORENZO/INA VIA AFP
Pour aller plus loin
L’histoire du Rassemblement national est un éternel recommencement. On a oublié qu’à l’automne 1972, au moment de la création de son ancêtre, le Front national, ses fondateurs – François Duprat, fervent négationniste, François Brigneau, ex-milicien, Pierre Bousquet et André Dufraisse, anciens membres de la division SS Charlemagne, Léon Gaultier, Untersturmführer de la Waffen-SS… – avaient tous préféré mettre à la tête du parti l’une des figures les moins sulfureuses de la bande : Jean-Marie Le Pen (1928-2025), trop jeune pour avoir été « collabo » pendant la Seconde Guerre mondiale.
« Dès les origines, le mouvement a cherché à dissimuler son antisémitisme, pourtant structurant, analyse le documentariste Jonathan Hayoun, coauteur de « la Main du diable. Comment l’extrême droite a voulu séduire les juifs de France » (Grasset, 2019). Les propos antisémites attribués par Mediapart …
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