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"Le travail demandé n'est plus le même" : la direction du Centre hospitalier départemental La Candélie répond à Force Ouvrière qui a déposé un préavis de grève

Дата публикации: 13-10-2026 05:01:02

À l'approche du mouvement de grève annoncé pour ce mercredi 14 octobre, le désaccord persiste entre Force Ouvrière et la direction du centre hospitalier La Candélie. Cette dernière a spontanément souhaité répondre aux...

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À l'approche du mouvement de grève annoncé pour ce mercredi 14 octobre, le désaccord persiste entre Force Ouvrière et la direction du centre hospitalier La Candélie. Cette dernière a spontanément souhaité répondre aux accusations portées par le syndicat dans nos colonnes le 11 octobre dernier. Au cœur des tensions : un projet de réorganisation prévoyant le remplacement de plusieurs postes d'infirmiers par des aides-soignants. Une mesure défendue par la direction au nom de la stabilité des équipes, mais vivement contestée par le syndicat, qui redoute des conséquences sur la sécurité des soignants et des patients.

Dans le cadre du préavis de grève déposé en fin de semaine dernière, Force ouvrière dénonce la réduction annoncée du nombre d'infirmiers dans deux unités déjà confrontées, selon le syndicat, à des difficultés d'effectifs et des agressions à répétition devenues quasi quotidiennes. Des accusations que la direction conteste en partie. Si elle confirme la réduction programmée du nombre d'infirmiers, elle précise fermement que les postes concernés seront remplacés, à effectif constant, par des aides-soignants.

"Ce n'est pas une suppression sèche de poste comme le laisse entendre Force ouvrière, mais uniquement le remplacement d'un infirmier par un aide-soignant", explique Richard Campmas, directeur du centre hospitalier La Candélie basé à Pont-du-Casse. Ce dernier assure que "le projet a fait l'objet d'un travail préparatoire approfondi, associant des agents des deux unités concernées".

Une concertation dont Force ouvrière remet toutefois en cause la portée. Selon l'organisation syndicale, seul un nombre très limité d'agents aurait été convié aux réunions, sans qu'aucun compte rendu ne soit transmis. Le syndicat affirme également que les personnels présents n'auraient jamais été consultés sur la réduction du nombre d'infirmiers de six à quatre, avec ou sans remplacement.

La stabilité des équipes au cœur de la stratégie

Pour Richard Campmas, cette réorganisation répond avant tout aux difficultés persistantes de recrutement et de fidélisation des infirmiers. "Il vaut mieux un effectif stable d'aides-soignants que des infirmiers qui ne restent pas chez nous", défend le directeur.

Face à cette situation, la direction de l'établissement entend miser sur la montée en compétences de ses personnels et sur de nouvelles perspectives d'évolution professionnelle. Une stratégie qui, selon la direction, permettrait de stabiliser les équipes tout en améliorant la qualité de l'accompagnement des patients.

Le directeur estime ainsi que la continuité des soins repose également sur la présence de professionnels qui connaissent durablement les patients et leurs besoins. Il souligne par ailleurs l'évolution des métiers et des pratiques au cours des vingt-cinq dernières années, considérant que les besoins actuels des services justifient une nouvelle répartition des fonctions entre infirmiers et aides-soignants.

"À ce jour, nous avons plutôt besoin d'aides-soignants qui montent en compétences que d'infirmiers, car depuis vingt-cinq ans, les compétences ont changé. Le travail demandé n'est plus le même", affirme-t-il, estimant qu'une montée en compétences implique nécessairement une évolution des tâches confiées aux personnels.

Des compétences qui ne sont pas interchangeables, selon FO

Un raisonnement que Force ouvrière rejette fermement. Si le syndicat reconnaît l'importance de stabiliser les effectifs, il refuse que cet objectif se traduise par une diminution du nombre d'infirmiers.

L'organisation rappelle que, si les aides-soignants peuvent désormais réaliser certains actes, notamment la mesure de la tension artérielle ou de la glycémie dans les conditions prévues par la réglementation, leurs compétences et leurs responsabilités restent distinctes de celles des infirmiers. "Bien évidemment que la stabilité des effectifs est un enjeu majeur, mais il est aberrant et irresponsable de laisser penser que les deux fonctions sont interchangeables sans qu'il y ait des conséquences pour la sécurité du personnel ou pour les patients", s'insurge David Prévost, représentant de Force ouvrière.

Au-delà de la question des effectifs, c'est donc bien la conception même de l'organisation des soins qui oppose les deux parties. Là où la direction privilégie la stabilité des équipes et l'évolution des compétences, le syndicat dénonce une réorganisation susceptible, selon lui, de fragiliser davantage des services déjà sous tension sans pour autant améliorer le problème de stabilité des effectifs.

À quelques heures du rassemblement prévu ce mercredi 14 octobre, dès le début de l'après-midi, sur le site du centre hospitalier, les positions restent éloignées. La question du remplacement des infirmiers par des aides-soignants cristallise ce conflit qui dépasse la seule gestion des effectifs pour toucher à la sécurité et à la qualité des soins.

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