Au lendemain de sa condamnation par le tribunal d'Auch pour ses propos visant les écologistes en novembre 2025, le président de la Coordination Rurale annonce ce vendredi 16 août son intention de faire appel de cette...
l'essentiel Au lendemain de sa condamnation par le tribunal d'Auch pour ses propos visant les écologistes en novembre 2025, le président de la Coordination Rurale annonce ce vendredi 16 août son intention de faire appel de cette décision.
Bertrand Venteau poursuit son combat judiciaire. Condamné jeudi par le tribunal d'Auch à 15 000 euros d'amende, dont 10 000 euros avec sursis, le président de la Coordination Rurale annonce ce vendredi 16 octobre "son intention de faire appel de cette décision", comme le confirme un communiqué publié dans l'après-midi par le syndicat agricole.
"La Coordination Rurale respecte l'institution judiciaire et les décisions qu'elle rend, précise le syndicat. Elle rappelle néanmoins que la liberté d'expression syndicale, y compris lorsqu'elle est vigoureuse, constitue un élément essentiel du débat démocratique. Les propos de Bertrand Venteau s'inscrivaient, selon lui, dans une dénonciation politique des orientations environnementales qu'il considère responsables de l'affaiblissement de l'agriculture française. Cette interprétation n'a pas été retenue par le tribunal. Elle pourra être défendue dans le cadre de la procédure d’appel."
Des plaintes contre X toujours en cours d'instructionPour rappel, la récente condamnation de Bertrand Venteau fait suite à ses propos tenus le 19 novembre 2025, dans le cadre du congrès national de la Coordination Rurale à Auch. Quelques instants avant son élection à la tête du syndicat, l’éleveur avait lancé : "Les écolos, la décroissance veulent nous crever, nous devons leur faire la peau."
Le président de la Coordination Rurale Bertrand Venteau.
DDM - SEBASTIEN LAPEYRERE
Dans un communiqué de presse datant du 15 octobre, les organisations parties civiles, plaignantes et soutiens ont salué de leur côté la décision du tribunal d'Auch : "Elle rappelle qu’en notre État de droit, nul ne peut appeler impunément à la violence". Ces mêmes organisations écologistes (ou apparentées) indiquent par ailleurs que "les violences et intimidations" subies à Auch lors de leur mobilisation et en marge de l'audience du 3 septembre "ont donné lieu à des plaintes contre X, toujours en cours d’instruction, ainsi qu’à une saisine du Défenseur des droits".