A l'issue du délai fixé par l'UDC à vendredi midi, huit personnes se sont portées candidates à la candidature pour succéder à Guy Parmelin au Conseil fédéral: Céline Amaudruz (GE), Pierre Alain Schnegg (BE), Marco Chiesa (TI), Thomas Aeschi (ZG), Michael Graber (VS), Franz Ruppen (VS), Rémy Wyssmann (SO) et Jean-Pierre Gallati (AG).
A l'issue du délai fixé par l'UDC à vendredi midi, huit personnes se sont portées candidates à la candidature pour succéder à Guy Parmelin au Conseil fédéral: Céline Amaudruz (GE), Pierre Alain Schnegg (BE), Marco Chiesa (TI), Thomas Aeschi (ZG), Michael Graber (VS), Franz Ruppen (VS), Rémy Wyssmann (SO) et Jean-Pierre Gallati (AG).
Deux Romands, Céline Amaudruz et Pierre Alain Schnegg, cinq Alémaniques et un Tessinois ont fait acte de candidature pour succéder à Guy Parmelin au Conseil fédéral. Parmi eux sept hommes et une seule femme, Céline Amaudruz (à noter que l'UDC n'a encore jamais eu de conseillère fédérale).
Ce sont trois conseillers d'Etat, quatre conseillers nationaux et un conseiller aux Etats qui sont en lice pour figurer sur le ticket officiel qui sera annoncé le 20 novembre, à l'issue des auditions par la commission de sélection de l'UDC. L'élection du prochain membre du gouvernement par l'Assemblée fédérale aura lieu le 9 décembre.
THOMAS AESCHI, 47 ANS, ZOUGLa section zougoise a désigné son conseiller national Thomas Aeschi, 47 ans. Lui-même n'a toutefois pas encore pris de décision, car il souhaite attendre l'audition devant la commission de sélection. En tant que membre de cette commission, Thomas Aeschi s'est récusé jusqu'au 9 décembre.
Au Conseil national depuis 2011 et influent chef du groupe UDC aux Chambres depuis neuf ans, Thomas Aeschi est considéré comme un partisan de la ligne dure du parti. Il est versé dans les questions financières et prône "une gestion rigoureuse de l'argent des contribuables". Il avait déjà été candidat au Conseil fédéral en 2015, lors de la succession d'Eveline Widmer-Schlumpf, mais il avait été battu par Guy Parmelin.
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CELINE AMAUDRUZ, 47 ANS, GENEVELa vice-présidente de l'UDC Suisse Céline Amaudruz est la première à avoir annoncé sa candidature. Elue en 2011 au National, la Genevoise de 47 ans se dit "prête à assumer cette responsabilité au service du pays". Selon elle, l'absence d'un conseiller fédéral romand pour l'UDC constituerait "un problème" pour le parti.
Féministe, elle s'est parfois fait remarquer par des votes pas toujours alignés sur son parti, notamment sur l'égalité des salaires entre hommes et femmes, le mariage pour tous, le congé paternité et l'augmentation du nombre de crèches. Elle a ainsi dû faire face aux attaques de son ancien collègue Roger Köppel, qui la considère comme une "erreur de casting monumentale".
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MARCO CHIESA, 52 ANS, TESSINL’UDC tessinoise a proposé la candidature de Marco Chiesa, 52 ans. Celui qui a dirigé le parti suisse entre 2020 et 2024 est conseiller aux Etats depuis 2019. Il avait auparavant siégé au Conseil national entre 2015 et 2019. Il est aussi élu à la Municipalité de Lugano, où il dirige le département des Finances.
Marco Chiesa, qui est également vice-président de l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN) depuis 2018, prône une Suisse "libre, indépendante et sûre". Selon la section cantonale, sa candidature vise à assurer la continuité de la présence de la Suisse italienne au Conseil fédéral et à préserver l’équilibre linguistique.
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JEAN-PIERRE GALLATI, 60 ANS, ARGOVIELe conseiller d'Etat argovien Jean-Pierre Gallati s'est lancé sur le fil. Le politicien de 60 ans se positionne clairement en faveur d'une Suisse indépendante, une immigration limitée et une armée forte, a précisé la section argovienne.
A la tête du Département de la santé et des affaires sociales, Jean-Pierre Gallati gère des thèmes comme l'asile et l'armée. En 2019, il avait été élu au Conseil national ainsi qu'au gouvernement cantonal argovien. Après quelques mois passés à Berne, il a pris ses fonctions en Argovie. Il avait été critiqué par son parti pour sa gestion du Covid.
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MICHAEL GRABER, 45 ANS, VALAISLe Haut-Valais a lancé deux candidats: le conseiller national Michael Graber et le conseiller d'Etat Franz Ruppen. Le premier a d'ailleurs remplacé le second au National en 2021 quand celui-ci a été élu à l'exécutif valaisan. Le politicien de 45 ans est aussi membre depuis 2019 de l'exécutif de sa commune Brigue-Glis.
Michael Graber se voit comme "une valeur sûre en ces temps incertains". "Je sais ce que c’est que de travailler au sein d'une autorité collégiale, de prendre des décisions difficiles en matière de personnel, de supporter l'administration, mais aussi de la diriger, a-t-il déclaré en se portant candidat. Je sais non seulement donner, mais aussi encaisser, je suis un dur à cuire."
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FRANZ RUPPEN, 55 ANS, VALAISL'UDC du Haut-Valais a aussi présenté son conseiller d'Etat Franz Ruppen, 58 ans, qui entend mettre en avant une expérience riche tant dans le domaine exécutif que législatif: député valaisan entre 2005 et 2015, conseiller national entre 2015 et 2021, conseiller d'Etat depuis lors (en charge notamment de l'environnement et de la mobilité).
Franz Ruppen estime avoir des "connaissances pertinentes pour le Conseil fédéral" et il se présente également comme un bâtisseur de ponts entre les différentes régions et zones linguistiques, lui qui maîtrise trois langues nationales.
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PIERRE ALAIN SCHNEGG, 63 ANS, BERNELe président du Conseil-exécutif bernois Pierre Alain Schnegg, 63 ans, représente une seconde candidature romande. Il peut faire valoir une longue expérience dans l'exécutif de son canton comme représentant du Jura bernois, où il est chef de la Direction de la santé, des affaires sociales et de l'intégration depuis 2016. Lui aussi a dû gérer la crise du Covid.
L'UDC bernoise qualifie Pierre Alain Schnegg d'"homme politique romand expérimenté qui s'est forgé une réputation d'homme d'action, doté de grandes compétences en matière de direction et d'une forte capacité à s'imposer".
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REMY WYSSMANN, 59 ANS, SOLEURETenant de la ligne dure de l'UDC, le conseiller national Rémy Wyssmann s'est également déclaré candidat. Le politicien de 59 ans préside la section soleuroise du parti depuis 2024 et il est élu à la Chambre du peuple depuis 2023. Avant cela, il a siégé durant six ans à l'exécutif de la commune de Kriegstetten.
Rémy Wyssmann est membre du comité de l'organisation eurosceptique Pro Suisse et de l'association des assurés alémaniques. Il a dit vouloir redonner confiance dans les institutions suisses, qui ont été victimes "des idéologies, des affairistes et d'acteurs ayant échoué dans l'économie privée".
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Frédéric Boillat avec vkiss et ats