Alors que l’intersyndicale FSU, la CGT, la CFDT, FO, Sud et l’Unsa sera aux côtés des lycéens, ce mardi 6 octobre 2026 à Carcassonne et Narbonne pour une grande manifestation, le collectif Nous Carcassonne lance un...
Alors que l’intersyndicale FSU, la CGT, la CFDT, FO, Sud et l’Unsa sera aux côtés des lycéens, ce mardi 6 octobre 2026 à Carcassonne et Narbonne pour une grande manifestation, le collectif Nous Carcassonne lance un appel aux adultes pour accompagner les lycéens et favoriser leur expression "dans un cadre serein et protégé".
"On demande aux adultes (parents, enseignants, personnel administratif, responsables associatifs) de venir, ce mardi, dès 7 h 30 devant les lycées de la ville pour accompagner la jeunesse, afin qu'elle puisse s’exprimer dans un cadre serein et protégé !"
Et rejoindre à 10 h 30 les manifs au portail des Jacobins à Carcassonne et la sous-préfecture à Narbonne.
À lire aussi : Éducation : les syndicats rejoignent les lycéens, deux manifestations prévues dans l’Aude mardi
Pour Yassin El Kdim, le coordinateur du collectif Nous Carcassonne, qui soutient le mouvement lancé par l’Union syndicale lycéenne contre la dégradation des conditions d’études, il est temps "d’arrêter de regarder cette jeunesse de loin, de se réveiller et d’aller soutenir ces lycéens et étudiants qui subissent la répression". Il ne saurait y avoir "de pacte républicain" sans une "liberté d’expression". "Cela ne peut pas fonctionner si, dès que les jeunes prennent la parole, on cherche à les faire taire." Et d’être bien clair : "Nous condamnons toutes formes de violences, d’où qu’elles viennent". Alban Rodriguez, co-responsable du pôle lycée à Nous Carcassonne, souhaite "une ambiance plus calme et pacifiste pour faire passer notre message". Car la focalisation sur la violence donne l’impression aux lycéens qu’on occulte leurs revendications. Lalie Maury du lycée Jules-Fil, le rappelle : "Il y a la question des profs non remplacés, du manque d’infirmières, de psychologues scolaires. Parcours Sup est aussi une usine à gaz." Et Loïc Jedrezejak, en 1re, d’insister : "Le mouvement est majoritairement non violent. On réclame des conditions de travail décentes. On est tous sidérés par une telle répression." Le mouvement devrait se poursuivre ce lundi devant les lycées audois.